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Une des premières choses que vous chercherez sûrement à faire en arrivant au Japon, ou même en préparant votre départ, c'est de trouver la meilleure solution internet, et la moins chère tant qu'à faire. Vos opérateurs locaux seront sûrement ravis de vous vendre une solution itinérante à prix d'or. Ou peut-être vous illusionnez-vous en pensant pouvoir vous en passer, grâce au wifi des endroits où vous passerez. Dans les deux cas, cet article est pour vous.

D'ailleurs, autant vous répondre tout de suite sur la question de quand chercher cette solution, et c'est la même réponse que pour le change de devise. En arrivant. Je sais, c'est contre-intuitif, mais les solutions locales sont à la fois beaucoup plus adaptées et rarement plus chères. En vous vendant à l'avance des forfaits ou des devises, on joue surtout sur la peur du voyageur qui va débarquer dans un pays inconnu et se retrouver à la merci des locaux, sans comprendre la langue, sans repères. Sauf que vous arrivez au Japon. Et que non content d'être l'un des pays les plus sûrs (et les plus honnêtes) du monde, c'est aussi l'un des pays les plus visités au monde. Toutes les solutions locales sont donc prévues, rodées, et pensées pour vous. Laissez-moi vous guider.

Lorsque vous descendrez de l'avion à Narita ou à Haneda, vous trouverez sur place, sans rien avoir réservé, trois grandes solutions. Elles ne se valent pas selon votre profil de voyage. Et il y en a une quatrième, plus audacieuse, dont je vous parle plus bas.

L'eSIM. C'est la solution que je privilégie quand je visite un autre pays que le Japon, et elle s'applique tout aussi bien ici. Pas de carte physique : on l'ajoute à son téléphone avec un simple code (souvent un QR code), et elle s'active en quelques minutes. Il faut un téléphone récent et débloqué (iPhone XR/XS et plus, la plupart des Android haut de gamme depuis 2020). Point d'attention : certains fournisseurs ne proposent qu'un accès data, sans numéro japonais, ce qui coince dès qu'un site ou une appli locale vous envoie un SMS de vérification.

La carte SIM physique. Même principe, en plus classique : on remplace la SIM d'origine de son téléphone par celle du voyage. Gardez précieusement l'originale, rangée dans un endroit sûr, parce que si vous la perdez, vous serez bien ennuyé au retour. Il faut un téléphone débloqué et, parfois, une aiguille pour ouvrir le tiroir. Pour un séjour de plus de deux semaines ou un usage data intensif (photos, navigation en continu), c'est en général l'option la plus économique.

Le pocket wifi. Un petit boîtier qui distribue du wifi à plusieurs appareils. Je ne suis pas fan : quand je voyage, je préfère rester léger et limiter le nombre d'appareils dans les poches, sans compter la batterie à recharger chaque soir. Mais c'est une solution pratique si vous avez un ordinateur à garder connecté partout en plus de votre téléphone, ou si vous voyagez à plusieurs et voulez un seul boîtier pour tout le monde.

Un homme consulte son téléphone dans une ruelle d'izakaya décorée de lanternes et de feuilles d'érable
Un coup d'œil au téléphone dans une ruelle d'izakaya. Photo : Fumiaki Hayashi / Unsplash.

La quatrième option : ne rien prendre. Elle ne fera peut-être pas l'unanimité, mais si vous avez envie de profiter du Japon pour vous déconnecter, c'est le pays idéal pour le faire. Quand je suis arrivé au Japon la première fois, en 2005, je n'avais même pas de téléphone. Certes, je me suis quelquefois retrouvé dans des situations cocasses (comme quand je me suis perdu dans Kabukicho pour trouver un salon de go), mais je ne me suis jamais senti vraiment perdu. D'abord parce que les Japonais adorent aider les étrangers (et c'est une excuse pour tester leur anglais). Ensuite parce que, si vous êtes à Tokyo ou dans une autre grande ville, il y a des indications partout : des cartes, des kobans (les petits postes de police de quartier), etc.

Alors je vous mets au défi : passez une journée sans téléphone et sans Google Maps, avec un itinéraire en poche, et demandez votre chemin en route. Cela vous promet des rencontres étonnantes, des fous rires quand vous vous retrouverez dans un lieu improbable et imprévu, et des souvenirs qui durent. Il vous arrivera peut-être un peu ce qui arrive à Chihiro : un détour qu'on n'avait pas prévu, et c'est l'aventure qui commence. Ici, pas de dieux ni de maison de bains, mais un hokora, un minuscule sanctuaire coincé entre deux immeubles, ou une ruelle où le bruit de la ville s'arrête net.

Un chat assis sur l'autel de pierre d'un petit sanctuaire de quartier, devant un torii orange
Un minuscule sanctuaire de quartier, et son gardien. Photo : Connor Gan / Unsplash.

Ce qui tranche. Seul et léger, eSIM ou SIM, la première si votre téléphone la gère, la seconde pour un long séjour. Avec un ordinateur ou en groupe, le pocket wifi prend tout son sens. Et si l'aventure vous tente, laissez le téléphone à l'hôtel pour une journée. Dans tous les cas, inutile de vous précipiter sur la première offre avant le départ : comparez sur place.

Pour ceux qui préfèrent quand même éviter les risques, ou être prêts à dégainer le téléphone dès l'arrivée, il existe évidemment des solutions à réserver à l'avance. Japan Experience propose par exemple des SIM à récupérer à l'aéroport ou à recevoir à l'hôtel, à partir d'une vingtaine d'euros. Le prix est du même ordre que sur place : vous ne gagnez pas d'argent, mais vous atterrissez connecté. Attention, c'est de la data uniquement, sans numéro ni SMS.

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Série — Le Kit du Voyageur
Le Kit du Voyageur, un casse-tête en moins à chaque article
La préparation pratique de votre voyage, par quelqu'un qui vit vraiment ici — pass, cartes, applis, et la petite logistique qu'aucun guide ne mentionne. Série ouverte, sans nombre de parties fixé — de nouveaux articles ajoutés au fil du temps.